Commentaire sur le rendement des stratégies

Commentaire sur le rendement des stratégies

1. Introduction et contexte actuel des marchés

Malgré un parcours en dents de scie, les marchés boursiers mondiaux ont affiché des résultats positifs au cours du deuxième trimestre de 2026. Ceux-ci ont toutefois démarré le mois d’avril sur une note prudente en raison des inquiétudes liées au conflit au Moyen-Orient. Les prix de l’énergie ont connu une hausse significative tout au long du premier trimestre, jusqu’en avril, ce qui a ravivé les craintes inflationnistes et entraîné une réduction généralisée de l’exposition au risque dans toutes les classes d’actifs. Une forte reprise a cependant suivi l’annonce et la signature d’un protocole d’accord à la mi-juin. En conséquence, la plupart des principaux indices ont clôturé la période près de leur sommet historique. Pour les investisseurs qui s’intéressent aux résultats sur l’ensemble de la période, le deuxième trimestre a été solide. Les turbulences observées à la mi-trimestre ont bien été réelles, mais elles se sont avérées temporaires.

La composition des rendements est tout aussi déterminante que leur orientation. Dans la plupart des marchés, le leadership de la bourse a été étroit et concentré. Aux États-Unis, une part importante des gains du marché des petites capitalisations provenait des entreprises de biotechnologie et des sciences de la vie, où les opérations d’acquisition et la réévaluation spéculative ont généré des rendements exceptionnels, ainsi que d’un petit groupe de valeurs en forte progression dans le domaine de l’intelligence artificielle. Sur les marchés internationaux, les gains se sont de même concentrés sur les équipements pour semi-conducteurs et une poignée de grandes capitalisations technologiques. Les entreprises rentables et axées sur la qualité — qui constituent la priorité générale du processus d’investissement de Pembroke pour l’ensemble de ses mandats — ont participé à la reprise, mais n’ont pas été les moteurs de cette phase particulière.

Les décisions en matière de politique monétaire ont varié d’une grande banque centrale à l’autre. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % pour la cinquième réunion consécutive. Dans son communiqué de juin, elle a par ailleurs reconnu l’existence d’une double dynamique : une détérioration des conditions commerciales pourrait nécessiter des baisses de taux, tandis qu’un choc prolongé sur les prix de l’énergie pourrait exiger la décision inverse. La Réserve fédérale américaine a également maintenu ses taux inchangés tout au long du trimestre et adopté un ton plus prudent. Elle a retiré ses prévisions antérieures concernant une baisse des taux en 2026 et a indiqué que les répercussions du choc énergétique sur l’inflation justifiaient de faire preuve de patience. Quant à la Banque centrale européenne et à la Banque du Japon, elles ont resserré leur politique monétaire en juin. Pour les stratégies de Pembroke, les politiques monétaires n’ont pas constitué une contrainte significative. Les entreprises détenues dans le cadre des différents mandats ne dépendent pas d’un allègement des taux pour mettre en œuvre leurs plans de croissance à long terme.

Sur la période allant du début de l’année au 30 juin, le premier semestre a donné lieu à des résultats variés selon les stratégies de Pembroke, les rendements absolus reflétant à la fois l’environnement de marché propre à chaque ensemble d’occasions et les décisions spécifiques de construction de portefeuille. Les sections ci-dessous abordent chacune des stratégies séparément.

2. Stratégies d’actions canadiennes

Les actions canadiennes ont enregistré une hausse au cours du deuxième trimestre, affichant des résultats positifs du début de l’année au 30 juin. Les principaux moteurs de cette progression ont été le secteur financier, où les grandes banques et les principaux assureurs vie ont enregistré une appréciation exceptionnelle, ainsi que les valeurs industrielles liées à l’IA et aux centres de données. Quant à l’or, son cours a nettement reculé par rapport aux sommets atteints au premier trimestre, la prime de refuge qui avait soutenu les métaux précieux en début d’année s’étant résorbée dans un contexte de prise de risque. Globalement, en dehors du secteur financier et des thèmes liés aux infrastructures de l’IA, les rendements sur l’ensemble du marché canadien se sont avérés plus variables.

Les mandats d’investissement en actions canadiennes de Pembroke s’articulent tous autour d’entreprises de qualité présentant des avantages concurrentiels durables et un potentiel de bénéfices à long terme clair, sélectionnées grâce à une analyse fondamentale ascendante. Les résultats absolus enregistrés par les trois stratégies canadiennes au cours du premier semestre reflètent la progression des bénéfices de ces entreprises ainsi que les décisions spécifiques prises sur le plan des portefeuilles.

La stratégie de croissance canadienne de Pembroke a généré depuis le début de l’année un solide rendement absolu positif à deux chiffres. Ce résultat reflète la contribution significative des participations dans les secteurs des infrastructures énergétiques, de la fabrication de satellites et des matériaux de pointe. Ces sociétés ont été sélectionnées grâce au processus d’analyse ascendante de l’équipe, bien avant que le cycle d’investissement dans l’IA et les centres de données ne devienne un thème faisant l’unanimité.

L’équipe a aussi géré le portefeuille activement au cours de la période, récoltant les gains de participations ayant atteint leur pleine valorisation et redéployant le capital vers ce qu’elle considère comme la prochaine vague d’occasions au sein de l’univers des petites et moyennes capitalisations canadiennes. L’historique de rendement absolu à long terme de la stratégie reste solide, et l’équipe conserve une forte conviction quant aux entreprises sous-jacentes et à la richesse de son réservoir de recherche.

La stratégie canadienne toutes capitalisations de Pembroke a généré un rendement absolu positif dans le bas de la fourchette à un chiffre depuis le début de l’année. Les contributions absolues les plus importantes sont venues de l’exposition du portefeuille aux secteurs de l’aérospatiale et de la défense, où l’attribution de nouveaux contrats et l’atteinte d’étapes clés ont entraîné une appréciation substantielle ; des positions dans le secteur de l’énergie, qui ont bénéficié à la fois de bonnes performances opérationnelles et de l’acquisition d’une société du portefeuille à une prime significative ; ainsi que des positions dans les services financiers. Ces gains ont été partiellement compensés par la baisse absolue de positions du portefeuille dans les logiciels et les services technologiques, secteurs où les multiples de valorisation se sont resserrés alors que les investisseurs continuent de réévaluer les implications concurrentielles à long terme de l’intelligence artificielle pour ces modèles d’affaires. Une position dans le secteur de la réparation de carrosserie a également été confrontée à un environnement opérationnel cyclique défavorable.

Au cours de la période, l’équipe s’est montrée active en se désengageant de titres pour lesquels sa conviction s’était affaiblie et en réorientant les capitaux vers des occasions jugées plus attrayantes, notamment dans les services d’ingénierie, le cuivre et les activités d’enchères industrielles. Dans l’ensemble, les thèses d’investissement sous-jacentes aux participations clés du portefeuille restent intactes. L’équipe estime que la valorisation actuelle de bon nombre des titres phares est favorable par rapport à leur potentiel de bénéfices à long terme.

Finalement, la Stratégie de dividendes et de croissance Pembroke a généré depuis le début de l’année un solide rendement absolu positif à deux chiffres, ce qui représente l’un des meilleurs résultats parmi les stratégies de Pembroke sur cette période. Le mandat de cette stratégie, axé sur les entreprises générant des revenus de dividendes stables à partir de leurs flux de trésorerie internes sans recourir aux marchés financiers, s’est avéré parfaitement adapté à l’environnement d’investissement. Les participations dans les secteurs des services industriels, des services financiers et des matériaux ont toutes apporté une contribution significative.

L’équipe a fait preuve d’une gestion rigoureuse du capital tout au long de la période, en liquidant des positions dont l’appréciation exceptionnelle des cours avait comprimé les rendements en dessous du seuil compatible avec l’objectif de revenu. Elle a également pris de nouvelles participations dans des entreprises présentant des profils de revenu attrayants et des perspectives de croissance à long terme. L’historique de rendement absolu sur plusieurs années de la stratégie continue de dépasser l’objectif à long terme fixé.

3. Stratégies d’actions américaines

Les marchés boursiers américains ont affiché de solides résultats absolus durant le deuxième trimestre, ainsi que des rendements positifs en dollars canadiens depuis le début de l’année. Cette période a été marquée par une rotation claire, les investisseurs s’éloignant de la concentration dans les sociétés technologiques à très forte capitalisation qui a caractérisé les dernières années. Ils ont ainsi réorienté une partie de leur capital vers les petites et moyennes entreprises. L’équipe considère cette évolution comme le premier signe d’un changement plus durable dans la composition du marché, après un cycle particulièrement long centré sur les grandes capitalisations.

Les mandats américains de Pembroke investissent dans des entreprises rentables et en croissance. Les progrès fondamentaux des sociétés en portefeuille au cours du premier semestre ont été solides : la croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices dans l’ensemble des portefeuilles est supérieure à celle du marché en général, la création de flux de trésorerie disponibles est saine et les bilans sont financés de manière prudente. La conviction de l’équipe quant à la capacité de ses participations à générer des bénéfices à long terme reste inchangée. Les rendements absolus enregistrés au premier semestre ont été portés par cette progression des bénéfices. Celle-ci a été particulièrement visible chez les sociétés en portefeuille actives dans les centres de données et les infrastructures de l’IA, où la demande continue de dépasser les attentes.

Depuis le début de l’année, la stratégie de croissance américaine a généré un rendement absolu positif dans le haut de la fourchette à un chiffre. Les principales contributions absolues sont venues des participations de la stratégie liées au développement des centres de données pour l’intelligence artificielle, notamment dans les secteurs de la climatisation commerciale, de la gestion thermique et des semi-conducteurs de puissance. La croissance des commandes, l’amélioration des marges et la visibilité de la demande sur plusieurs années ont entraîné une forte appréciation du cours des actions. Les participations dans les services publics, le fret et les marchés de consommation ont également apporté une contribution positive.

Ces gains ont été partiellement compensés par un léger recul des positions liées à l’immobilier résidentiel, dans un contexte de ralentissement de la construction, ainsi que par des baisses absolues des positions de la stratégie dans le secteur des logiciels. Les multiples de valorisation se sont en effet resserrés dans ce secteur, les investisseurs s’inquiétant des implications concurrentielles à long terme de l’intelligence artificielle pour les modèles d’affaires.

L’équipe a réduit cette exposition au cours de la période, en se désengageant des titres pour lesquels la conviction quant à la pérennité concurrentielle s’est affaiblie. Les capitaux ont été réaffectés à des entreprises bénéficiant d’une croissance structurelle dans les secteurs de l’industrie, des services publics, de la santé et de la consommation. Dans l’ensemble, l’équipe est confiante quant aux perspectives de ses principales participations pour le second semestre.

La stratégie concentrée de Pembroke a généré depuis le début de l’année un solide rendement absolu positif à deux chiffres. La composition de la stratégie — une sélection restreinte de positions à forte conviction issues du même univers d’investissement que la Stratégie de croissance américaine — a amplifié la contribution des titres principaux. Les participations phares du portefeuille dans les secteurs des centres de données et de l’industrie ont été les principaux moteurs des résultats : les sociétés liées à la gestion thermique et aux systèmes de climatisation commerciale ont généré des gains absolus exceptionnels, la demande en refroidissement des centres de données ayant continué à dépasser les attentes, tandis qu’une participation dans le secteur des semi-conducteurs de puissance a apporté une contribution significative.

L’équipe a renforcé de manière notable ses positions les plus convaincantes au cours de la période, notamment en augmentant considérablement l’allocation à une entreprise spécialisée dans les pièces aéronautiques et la logistique qui bénéficie de revenus contractuels à long terme. Elle s’est par ailleurs retirée de participations dans le secteur des logiciels qui sont confrontées à de l’incertitude structurelle. Les baisses absolues enregistrées parmi les titres dans le secteur de la distribution liées à l’immobilier résidentiel ont quant à eux été modestes au regard du résultat global du portefeuille. L’équipe estime que la stratégie est en bonne posture pour le second semestre de 2026.

4. Stratégies d’actions internationales et mondiales

Les actions sur les marchés développés internationaux ont enregistré des résultats positifs au deuxième trimestre. La plupart des grands marchés se sont remis de la vague de ventes survenue au milieu de la période, provoquée par la flambée des prix de l’énergie, pour clôturer cette dernière à des sommets presque inégalés depuis plusieurs années. À l’échelle mondiale, les marchés ont suivi une tendance similaire, cela tandis que le leadership des mégacapitalisations se déplaçait vers les entreprises bénéficiant de l’intelligence artificielle. Les actions européennes se sont montrées globalement résilientes, alors que les actions japonaises ont continué à bénéficier d’une gouvernance d’entreprise améliorée et de bénéfices en progression soutenue. Néanmoins, le cours historiquement bas du yen par rapport aux principales devises a constitué un frein lié à la conversion pour les investisseurs en dollars canadiens.

Des études indépendantes portant sur l’étendue des résultats montrent par ailleurs que les rendements d’ensemble élevés enregistrés par les marchés internationaux ont été générés grâce à un nombre inhabituellement restreint de titres. L’équipe considère cette compression de l’étendue des résultats comme un signe avant-coureur potentiel d’une participation plus large du marché, ce qui favoriserait les entreprises en croissance de qualité détenues dans les mandats de Pembroke.

La stratégie de croissance internationale a enregistré depuis le début de l’année un rendement absolu négatif dans le bas de la fourchette à un chiffre. Ce résultat fait suite à un premier trimestre difficile, au cours duquel une forte compression des multiples des titres de croissance de qualité détenus par la stratégie a pesé lourdement sur les rendements, cela en dépit de solides données fondamentales sous-jacentes. Le deuxième trimestre a été marqué par une reprise significative, les participations dans les secteurs de l’instrumentation de précision, de l’infrastructure énergétique et de la gestion de l’énergie ayant généré de solides gains absolus. Le marché a ainsi reconnu la trajectoire des bénéfices et le positionnement concurrentiel de ces entreprises.

L’équipe a procédé à des ajustements sélectifs au cours de la période, en ouvrant des positions dans une société britannique spécialisée dans la sécurité et les capteurs, ainsi que dans une plateforme européenne de technologies de paiement. À l’inverse, elle s’est désengagée de certains titres dont le profil risque/rendement était devenu moins favorable. L’allocation de la stratégie aux actions japonaises a quant à elle été portée à son plus haut niveau depuis que Gestion Pembroke a pris en charge la gestion de la stratégie. Cette décision reflète la qualité des sociétés détenues et la conviction que les améliorations observées en matière de gouvernance d’entreprise et de rendement pour les actionnaires constituent une dynamique structurelle plutôt que conjoncturelle. Dans l’ensemble, les thèses d’investissement derrière les participations clés du portefeuille restent inchangées et l’équipe demeure convaincue du potentiel de bénéfices à long terme de ces sociétés.

Depuis janvier, la stratégie de croissance mondiale de Pembroke a généré un rendement absolu positif dans le bas de la fourchette à un chiffre. Le premier trimestre a été difficile, plusieurs valeurs technologiques à très forte capitalisation ayant tiré le marché mondial vers le haut ces dernières années ont en effet reculé, cela tandis que les inquiétudes géopolitiques pesaient sur les actions mondiales. Le deuxième trimestre a été marqué par une forte reprise, les positions du portefeuille liées à l’intelligence artificielle ayant généré des gains absolus substantiels. Les principaux contributeurs ont été un fabricant européen d’équipements pour semi-conducteurs occupant une place essentielle dans la chaîne d’approvisionnement des puces de pointe, un détenteur de licences de propriété intellectuelle dans le domaine des semi-conducteurs — une nouvelle participation ajoutée au cours de la période — ainsi qu’une plateforme infonuagique à grande capitalisation dont les résultats ont dépassé les attentes.

Durant la période, l’équipe a pris des participations dans les semi-conducteurs de puissance, le fret, les technologies de paiement et une entreprise mondiale de biens de consommation dotée d’un modèle de revenus de redevances durable. L’équipe s’est également retirée de positions dans les produits de luxe, les technologies médicales et les services de données, car le potentiel de hausse était devenu limité compte tenu des valorisations. Deux des principaux titres technologiques du portefeuille ont en outre fait l’objet d’une réduction, leur appréciation ayant dépassé les objectifs de valorisation de l’équipe. La taille des positions au sein du portefeuille est en effet évaluée de manière continue en fonction du potentiel de hausse ajusté au risque. Il s’agit là de la même discipline d’analyse ascendante que Pembroke applique à l’ensemble de ses stratégies. L’équipe estime que le portefeuille est en bonne posture alors que le leadership sur les marchés mondiaux continue à s’élargir.

5. Stratégies équilibrées

Les stratégies équilibrées de Pembroke ont démontré l’intérêt d’une exposition diversifiée à plusieurs classes d’actifs au cours d’un trimestre marqué par la volatilité. La combinaison des allocations en actions, en titres à revenu fixe et en actifs réels a atténué l’impact de la volatilité géopolitique observée en milieu de trimestre, tout en permettant de tirer pleinement parti de la reprise qui a suivi.

La composante en actions de la stratégie canadienne équilibrée de Pembroke est gérée sur la base de la stratégie de dividendes et de croissance de Pembroke. Au cours de la période, elle a constitué le principal moteur des résultats du mandat en matière d’actions. Depuis le début de l’année, cette allocation en actions a généré un rendement absolu positif solide, conforme aux résultats décrits dans la section consacrée aux actions canadiennes. Quant à la composante en titres à revenu fixe, elle a apporté une contribution absolue positive depuis janvier, soutenue par la génération de revenus, le resserrement des écarts de crédit et les solides résultats de certaines expositions au crédit des entreprises.

La Stratégie mondiale équilibrée de Pembroke a généré depuis le début de 2026 un rendement absolu positif dans le milieu de la fourchette à un chiffre. Ce résultat reflète la contribution tant de l’allocation en actions que de l’allocation en titres à revenu fixe. La composante en actions, diversifiée entre les mandats canadiens, américains et internationaux de Pembroke, ainsi que plusieurs fonds négociés en bourse à large couverture, a généré des résultats positifs qui reflètent la solidité des participations dans les secteurs liés à l’intelligence artificielle et dans des entreprises industrielles de qualité, cela toutes zones géographiques confondues. Ces résultats ont été partiellement contrebalancés par un premier trimestre difficile pour l’allocation en actions internationales. La composante en titres à revenu fixe a aussi contribué positivement au rendement absolu depuis le début de l’année.

Finalement, durant les six derniers mois, l’allocation de la stratégie à l’or, détenue au sein de la composante en actifs réels de la structure équilibrée, s’est comportée comme prévu, stabilisant le portefeuille. Cette allocation a apporté une contribution positive significative au premier trimestre, alors que l’incertitude géopolitique était à son comble. Elle a ensuite cédé une partie de ces gains au deuxième trimestre, à mesure que l’appétit pour le risque se rétablissait et que la prime de refuge des métaux précieux s’estompait.

6. Stratégies à revenu fixe

Le contexte des marchés obligataires durant le premier semestre de 2026 a été marqué par le maintien de la politique monétaire par les banques centrales tandis que l’inflation restait élevée. Bien que la Réserve fédérale américaine ait suivi cette tendance, maintenant ses taux inchangés et adoptant un ton plus prudent, le nouveau président de la banque centrale a allégé le communiqué publié à l’issue des réunions de fixation des taux. Il a ainsi pris la décision de retirer les indications prospectives qui, historiquement, signalaient aux marchés la prochaine décision de la réserve fédérale. Ce changement pourrait accroître la volatilité sur le marché des bons du Trésor.

Compte tenu des besoins d’emprunt du Trésor américain, toute prime supplémentaire exigée par les investisseurs pourrait mettre la situation budgétaire du gouvernement sous pression. Les émissions obligataires massives des grandes entreprises technologiques, destinées à financer leurs investissements dans l’intelligence artificielle et les centres de données, pourraient également éclipser les autres emprunteurs, dont le gouvernement.

Quant à la Banque du Canada, elle a maintenu en juin son taux d’intérêt au jour le jour à 2,25 %, invoquant un assouplissement des conditions financières lié à la hausse des cours boursiers et au resserrement des écarts de crédit. Le produit intérieur brut (PIB) canadien s’est également rapidement redressé après une récession technique survenue en début d’année, et ce, même si l’activité immobilière a reculé et les investissements des entreprises restent faibles dans un contexte d’incertitude liée à l’Accord États-Unis-Mexique-Canada. L’inflation canadienne reste quant à elle élevée, à 2,8 %, sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.

Depuis janvier, la stratégie d’obligations de sociétés de Pembroke a généré un rendement absolu positif dans le bas de la fourchette à un chiffre. Parmi les principaux facteurs ayant contribué à ce résultat, citons une exposition à une entreprise de construction canadienne, dont le cours a plus que doublé depuis le début de l’année, ainsi qu’une émission de 2029 assortie d’un privilège de premier rang émise par une grande compagnie aérienne canadienne. Les titres de capital à recours limité ont également généré de solides rendements grâce au resserrement des écarts de crédit. En outre, à la suite de la décision des émetteurs de ne pas rembourser ces titres à leurs dates de remboursement anticipé initiales, les coupons ont été révisés à la hausse à des taux nettement plus élevés pour la période de cinq ans à venir.

Le principal facteur de baisse a été l’allocation du portefeuille à une société de location de véhicules, dont les titres non garantis et les titres garantis de premier rang ont enregistré une baisse en raison de la faiblesse du prix des véhicules d’occasion, d’une émission de capital supplémentaire en fin de période et de difficultés opérationnelles persistantes. La durée plus courte de la stratégie a aussi fait en sorte qu’elle n’a pas pleinement profité de l’appréciation des obligations à longue échéance alors que les taux d’intérêt à long terme baissaient.

Le portefeuille conserve une posture prudente, avec près de la moitié des actifs investis dans des titres notés AAA/AA, dont la majorité est des obligations gouvernementales, notamment des Titres hypothécaires garantis en vertu de la Loi nationale sur l’habitation (TH LNH) fédérale. La stratégie maintient une durée d’environ quatre ans, bien inférieure à celle du marché obligataire dans son ensemble. Elle conserve aussi une exposition à certaines émissions à haut rendement bien structurées et dispose d’une liquidité suffisante pour tirer parti des futures occasions de crédit.

Dans les six derniers mois, la stratégie d’obligations canadienne de Pembroke a généré un rendement absolu positif dans le bas de la fourchette à un chiffre. Les titres de capital à recours limité émis par un grand assureur vie canadien ont fortement contribué à ce résultat, bénéficiant des mêmes dynamiques de resserrement des écarts et de révision des coupons mentionnées plus haut. Les obligations à longue échéance d’une grande autorité aéroportuaire canadienne ont aussi contribué à ce résultat, la baisse des taux à long terme, combinée au resserrement des écarts, ayant entraîné une hausse des cours.

La durée du portefeuille s’établissait à la fin de la période à environ six ans et trois quarts, soit un peu moins que celle du marché en général, ce qui a modéré la participation aux excellents résultats des titres à plus longue échéance. Les écarts de crédit des entreprises se situant bien en deçà des moyennes historiques, la stratégie conserve un positionnement prudent qui privilégie les placements liquides et de haute qualité, notamment les obligations gouvernementales notées AAA et les TH LNH. Cette assise défensive permet de préserver la flexibilité nécessaire pour tirer parti des futures occasions de crédit à mesure qu’elles se présenteront.

7. Positionnement des portefeuilles

Chaque stratégie de Pembroke est conçue pour remplir une fonction spécifique au sein d’un portefeuille diversifié.

Les stratégies d’actions canadiennes peuvent servir comme base d’un portefeuille, offrant une exposition à des entreprises canadiennes et à leur croissance économique nationale et internationale ainsi que, dans de nombreux cas, à un flux de revenus de dividendes fiable. Ces stratégies visent à générer des rendements à long terme en investissant dans des sociétés de grande qualité.

Les stratégies d’actions américaines élargissent l’éventail des occasions en donnant accès au plus grand marché boursier de la planète. Ces stratégies mettent l’accent sur les entreprises de croissance de qualité et ajoutent à la diversification en offrant une exposition à des secteurs et à des modèles d’affaires moins courants au Canada.

Les stratégies d’actions internationales et mondiales renforcent davantage la diversification en investissant en Europe, en Asie et dans d’autres régions. Elles offrent une exposition à divers cycles économiques et à des tendances de croissance séculaires, ce qui contribue à réduire la dépendance à l’égard d’un seul marché.

Les stratégies équilibrées peuvent aussi être utilisées comme base d’un portefeuille. Elles visent à couvrir la gamme complète des capitalisations boursières et à assurer une diversification, offrant ainsi une expérience d’investissement plus stable.

Les stratégies à revenu fixe peuvent être utilisées soit pour équilibrer un portefeuille d’actions, soit pour générer des revenus.

Ensemble, ces stratégies sont conçues pour se compléter mutuellement. Elles sont gérées avec la même approche et avec une vision à long terme, cela dans le but d’offrir une croissance disciplinée et soucieuse des risques, le tout en demeurant en phase avec les objectifs financiers des investisseurs.