Malgré les sommets historiques atteints par certains indices, comme le S&P 500, de nombreuses actions nord-américaines ont connu un trimestre difficile, après un début d’année prometteur. On doit cette situation en partie à l’envolée des actions de sociétés à mégacapitalisation, notamment Nvidia (NVDA).
Les investisseurs, aux prises avec l’inflation persistante et l’augmentation des coûts d’emprunt, recherchent à juste titre des signes indiquant que l’économie est en train de ralentir sans entrer en récession. Contrairement au Canada, où la hausse des taux d’intérêt s’est répercutée sur les prêts hypothécaires à taux variable, nombre d’Américains ont pu obtenir des prêts à long terme à des taux fixes historiquement bas. Résultat, les décideurs américains ont eu du mal à contenir les dépenses de consommation et l’inflation.
Toutefois, signe que la hausse des taux d’intérêt pourrait enfin produire l’effet escompté, les États-Unis ont récemment fait état d’une augmentation des demandes d’assurance-emploi pour la neuvième semaine consécutive et ont indiqué que la croissance des salaires ralentit. En outre, les effets de l’inflation se font sentir dans certains secteurs de l’économie, comme la vente au détail, les consommateurs limitant leurs dépenses. La Réserve fédérale a donc commencé à parler ouvertement de la nécessité d’abaisser les taux d’intérêt. Sur une note positive, le taux de chômage reste maîtrisé, et un scénario d’«absence d’atterrissage» ou de récession modérée semble encore probable.
Occasions
Les entreprises bien financées continuent de mettre leurs plans en œuvre, malgré les craintes des investisseurs concernant un éventuel ralentissement à court terme ou l’issue des élections aux États-Unis et en Europe. Bien qu’il soit difficile de prédire l’évolution des conditions changeantes de l’économie, rappelons que les changements et les perturbations ne créent pas seulement des obstacles: ils font aussi naître des occasions.
Par exemple, comme de plus en plus de consommateurs recherchent des produits à prix réduit, Pembroke a récemment investi dans un détaillant de produits en liquidation dans le cadre de ses stratégies d’actions américaines de base. De même, les placements de la firme liés au thème de l’intelligence artificielle se sont bien comportés, car des entreprises de partout dans le monde investissent lourdement dans cette nouvelle technologie. Au Canada, les entreprises qui rivalisent avec les grandes banques pour octroyer au consommateur des prêts à faible coût (hypothécaires et autres) affichent également une croissance impressionnante.
Macroéconomie et actions
Sur le plan macroéconomique, les perspectives de baisse de l’inflation et des taux d’intérêt sont de bon augure pour les actions, qui pourraient bénéficier d’une augmentation des valorisations et d’une réaccélération de la croissance économique à mesure que les responsables de la politique monétaire desserrent le frein. S’il est toujours difficile de déterminer les points d’inflexion des marchés boursiers, à ce stade, il semble que la question n’est pas de savoir «si», mais plutôt «quand» les taux d’intérêt seront plus favorables à la croissance et aux investissements.
Comme d’habitude, Pembroke encourage les investisseurs à avoir une approche de placement à long terme ainsi que des portefeuilles adaptés à leurs objectifs financiers et à leur tolérance au risque.